Algorithmes et éditorialisation automatisée

24 avril 2014 _

avec Audrey Laplante, Dominique Cardon

[English follows]

Derrière nos expériences de lecture se cache de plus en plus une structuration des données par des algorithmes (souvent propriétaires) qui deviennent les producteurs du sens des contenus.
En créant des parcours de lecture et en les offrant aux lecteurs les algorithmes sont un dispositif d’éditorialisation de plus en plus présent et puissant.
Outre le PageRank de Google, quels sont les nouveaux paradigmes métriques et statistiques qui façonnent par défaut (si ce n’est par autorité) notre monde informationnel et la mise en signification du monde ?
L’algorithme est-il une réponse plausible (et unique) à la prolifération des données transformant le web en “un immense bazar où il serait impossible de trier l’information de qualité” ?

Algorithms and Automated Editorialisation
Thursday, April 24, 2014

Behind our reading experience lies data structured by algorithms (often proprietary) which create the meaning of content. Algorithms and editorial devices have become more and more present and powerful and create important reading trajectories. Aside from Google PageRank, what are the new metrical and statistical paradigms that shape by default (willingly or not) our informational world and themeaning of that world ? Is the algorithm a plausible (and sole) answer to the proliferation of data on the Web ? Has the Web become “un immense bazar où il serait impossible de trier l’information de qualité ?” [an immense bazaar where it is impossible to access quality information ?]*

* CARDON, D., « Présentation », Réseaux 1/2013 (n° 177), p. 9-21

<http://www.cairn.info/revue-reseaux...>

translated by Brigitte Boudreau.


Ressources

Dominique Cardon est chercheur au Laboratoire des usages de France Telecom R&D. Il est également membre-affilié du Centre d’étude des mouvements sociaux (CEMS) de l’EHESS : http://cems.ehess.fr/index.php?2553. Sous différents angles, ses recherches portent sur les transformations contemporaines de l’espace public en portant attention aux infrastructures de médiation offertes par les nouvelles technologies ; au rôle de la critique dans le débat public ; et aux dynamiques d’individualisation et de participation à la production d’expression publique. Il est l’auteur de La Démocratie Internet. Promesses et limites (2010, Seuil).

Audrey Laplante est professeure adjointe à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de l’Université de Montréal : http://www.ebsi.umontreal.ca/repertoire-ecole/vue/laplante-audrey/.

Notes de la séance sur le blog Sens Public de Marcello Vitali-Rosati : culture numérique